Quelques arguments !


Nous sommes des citoyens de la communauté de communes Sud-Avesnois et nous refusons le massacre programmé de notre territoire, ainsi que l’avenir de nos enfants. Nous pensons que d’autres solutions sont possibles pour la création d’emplois, sans détruire notre environnement, la terre que nous cultivons, l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons.
Nous avons donc créé le collectif citoyen Anor Nature afin qu’une veille environnementale puisse surveiller les projets économiques que nous proposent ou nous imposent nos élus.
Alertés lors de l’enquête publique et intrigués par le projet d’usine de pellets dans la zone d’activité Saint-Laurent à Anor, nous nous sommes procurés l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact, avis de l’autorité environnementale, avis de la commissaire enquêteur, avis du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une unité de fabrication de granulés de bois et une centrale biomasse. Nous avons été atterrés par ce que nous y avons lu.
« Quelques habitats sont dispersés le long des axes routiers qui ceinturent le site », nous avons dénombrés 90 maisons, soit au moins 300 personnes, dans un rayon de 500 mètres. 262 500 tonnes de bois vert, soit l’équivalent de la forêt de Mormal, tous les ans. Prés de quatre milliards de M3 de vapeur d’eau par an dissimulant 290 tonnes de flux polluants dont du dioxyde d’azote, des particules fines et de l’arsenic. Plusieurs dizaines d’espèces protégées présentes sur le site mais pas mentionnées dans l’étude d’impact, sous prétexte qu’elles n’ont pas été vues. Les études d’impacts des zones Natura 2000 Françaises et Belges ne sont pas prises en compte. Un ruisseau présent sur le site du projet et qui se jette dans le ruisseau des Anorelles est qualifié de « fossés » et des rejets d’eaux usées non localisés et non maitrisés s’y déverseront. Trois mares sont présentes sur le site mais une seule est signalée. L’implantation de 900 mètres de voie ferrée sans aucune étude de l’’impact sur l’environnement. Le site se trouve en périphérie immédiate de zones aux enjeux écologiques très forts sans zone tampon, et l’activité de l’usine nuira aux fonctions écologiques de ces zones. L’arrachage de 300 mètres de haies conduira à une rupture de corridors écologiques et l’arrachage de charmes têtards supprimera l’habitat des chouettes chevêches. Des haies et des arbres seront ajoutés mais la pollution sonore et lumineuse ainsi que l’activité humaine rendront ce site impropre à l’accueil des espèces protégées habitant actuellement cette zone. Saint Laurent étant ceinturé de massifs forestiers, se trouve sur un axe de déplacement journalier d’au moins un couple de Cigognes noires, espèce protégée, d’après le diagnostic écologique de la ZPS FR3112001.
Nous avons trouvé des erreurs, des aberrations et des carences sur bien d’autres points comme le financement du projet, son approvisionnement, la destructuration de la filière bois de l’Avesnois et de la Thiérache avec pour conséquence de nombreux chômeurs, la circulation d’un grand nombre de camions sur des routes non adaptées …
La création d’emplois ne peut pas se faire à n’importe quel prix, sans tenir compte des erreurs du passé, sans se préoccuper de l’avenir
Alors, pour ne pas laisser votre avenir et celui de vos enfants entre les mains du seul promoteur du projet, faites vous votre propre avis et lisez les différents avis de ce dossier ainsi que l’arrêté préfectoral.
Même si ce n’est pas très facile à lire, tout le monde peut en comprendre l’essentiel. Et si après ça vous êtes convaincus, REJOIGNIEZ-NOUS !!

http://www.nord.gouv.fr/content/download/22136/145944/file/ARRETE%20AUTORISATION%20-%20STE%20JEFERCO.pdf

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A propos Jazz Man

Alerté lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigué par ce projet d’usine de pellets industriels - pellets destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie, en Belgique ou en Allemagne - dans le bocage de Saint-Laurent à Anor, je me suis procuré l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST et arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. J'ai été atterré par ce que j'y ai lu. Beaucoup de riverains étant du même avis, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser des bois de classe B (bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels) dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début 2018, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait différent à 50% du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié. Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet a été obtenu en 2017. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Il n'y aura pas de réunion public, ce qui va priver la population d'une information correcte que la loi exige ! Si ce second projet obtenait une autorisation, nous l'attaquerions immédiatement en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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