Les usines de pellets brulent plus que les autres !!

Voici un reportage de Andrea WOO du journal The Globe and Mail, de Vancouver, Colombie Britanique, Canada. Publié le 10 octobre 2014

L’union s’interroge sur les protocoles de sécurité après l’explosion à Burns Lake d’une usine de pellets.
Pendant que trois hommes se remettent de blessures subies dans l’explosion d’une usine de granulés de bois Burns Lake, un représentant syndical se demande si suffisamment de mesures sont prises pour faire appliquer les protocoles de sécurité dans l’industrie.
En mai, Work Safe BC avait émis deux amendes totalisant près de 98,000 $ à Pinnacle Renewable Energy Inc. par rapport aux inspections effectuées en mai et Octobre de 2013 dans son usine de Burns Lake. L’agence de protection des travailleurs avait trouvé des niveaux dangereux de poussière primaire et secondaire accumulée sur les surfaces horizontales, ce qui pourrait provoquer un incendie ou une explosion.

http://www.theglobeandmail.com/news/british-columbia/union-questions-safety-protocols-after-explosion-at-burns-lake-pellet-plant/article21072652/

CPT136_Mill_Explosion_20141009

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A propos Jazz Man

Point culminant du département du Nord, Anor (3 300 habitants) se situe à l'est de Fourmies, à la limite des Ardennes, de l’Aisne et de la Belgique. Notre commune, joliment vallonnée et bordée de pâtures, est adhérente au Parc naturel régional de l’Avesnois. Alertés lors de l’enquête publique en juin 2014 et intrigués par ce projet d’usine de pellets industriels, destinés à alimenter des centrales électriques au charbon migrant vers le bois-énergie en Belgique, au Danemark ou en Allemagne, nous nous sommes procurés l’ensemble des documents du dossier : étude d’impact et ses annexes, avis de l’autorité environnementale, avis consultatif du commissaire enquêteur, avis du conseil municipal d'Anor, avis consultatif du Parc Naturel Régional de l’Avesnois, rapport de l’inspection des installations classées, avis consultatif du CODERST, arrêté préfectoral accordant l’autorisation d’exploiter une "unité de fabrication" de granulés de bois (120 000 T/an) et une centrale biomasse sans cogénération de 15 MW. Atterrés par ce que nous y avons lu, nous avons créé un collectif qui, au bout de quelques mois, est devenu l'association Anor Environnement. Le 20 novembre 2015, nous avons déposé un recours au Tribunal Administratif de Lille. En janvier 2016, la société Jeferco a obtenu du préfet un arrêté complémentaire qui lui permet d'utiliser dans le processus de fabrication de son pellet pour l’industrie des bois de classe B : bois peints, collés, vernis et pouvant contenir des métaux lourds, des fongicides, des insecticides, des pesticides ou des composés organiques volatiles non naturels. Le 28 février 2017, le Tribunal Administratif de Lille annule l'autorisation d'exploiter qui avait été accordée par le préfet du Nord à la société Jeferco. Début mars 2017, le promoteur fait appel. La décision de la Cour Administrative d’Appel de Douai est attendue en 2018. Début 2018, ce même promoteur dépose en préfecture un nouveau projet, soumis à enquête publique du 01 au 30 juin 2018, qu'il dit être le même - la loi ayant changé pour lui être plus favorable - mais qui est en fait pour près de la moitié différent du premier projet. En effet, le premier projet a été modifié pour incorporer des bois de classe B. Le permis de construire a été modifié. Tout l'approvisionnement arrivera sous forme de plaquettes, ce qui implique la suppression de l'écorçage, du broyeur-déchiqueteur et du parc à bois. Un brevet a été obtenu en 2017, confirmant que le bois de classe B contient bien des métaux lourds. Le système de filtres de la cheminée a complètement changé pour passer du filtre cyclonique à l'électro-filtre dont les boues seront rejetées dans l'assainissement collectif. Il n'y a pas eu de réunion publique, ce qui a privé la population d'une information correcte exigée par la loi. Le 06 août 2018, le rapport, les conclusions et l'avis du commissaire enquêteur sont publiés : AVIS DÉFAVORABLE. Si ce second projet obtenait une autorisation, nous l'attaquerions immédiatement en justice. Car ce type d'usine polluante du monde d'avant, fonctionnant 24/24 et sept jours sur sept, n'a sa place ni ici, ni ailleurs !
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